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Evionnaz, un peu d'histoire
(Voici le peu d'information historique que j'ai récolté sur Evionnaz)

Des informations historiques également sur le site de la commune d'Evionnaz: http://www.evionnaz.ch/histoire.html

La page d'histoire du site de la commune d'Evionnaz fait état de la destruction du village en 563 apr. J.-C par l'éboulement du Tauredunum. (Mont Taurus)
Bien des historiens situent pourtant le Tauredunum dans la région du Gramont près de St-Gingolph. 

Le dictionnaire historique de la suisse (DHS) dit ceci à propos du Tauredunum
. . . En 563 apr. J.-C. une montagne de ce nom s'écroule sur le territoire du Valais. Selon Grégoire de Tours (Hist. IV, 31), le Tauredunum. tombe dans un défilé, écrase un castrum et fait obstacle au Rhône; un lac se forme. Le barrage finit par céder et l'eau, en se déversant dans le Léman, provoque une vague qui frappe Genève. Si l'on adopte cette version, l'éboulement devrait être localisé dans un défilé, soit en amont de Saint-Maurice. Le fait n'est pas croyable, car l'abbaye d'Agaune aurait été alors détruite, ce qui ne fut pas le cas. La découverte en 1861 à faible profondeur d'une tombe accompagnée d'objets celtiques confirme que la région située en amont de l'abbaye n'a pas subi cet éboulement. Il faut donc suivre Marius d'Avenches (Chron. a. 563), pour qui la montagne s'abîme simultanément sur un castrum et dans le Léman; sa chute provoque un raz de marée jusqu'à Genève. Le site se trouverait alors au Grammont.

Chronique de Marius d'Avenches en 563 après J.-C.: " Cette année-ci, la grande montagne du Tauredunum dans le diocèse du Valais s'écroula si brusquement qu'elle écrasa un bourg qui était proche, des villages et en même temps tous leurs habitants. Sa chute mis aussi en mouvement tout le lac qui, sortant de ses deux rives, détruisit des villages très anciens avec hommes et bétail".

Si le village fût détruit pendant le premier millénaire, il faut en trouver la cause vers les nombreux débordement du torrent de la Marre (St-Barthélémy)

On parle également d'Epanum comme étant l'ancien nom romain du village d'Evionnaz. Là également il faut prendre cette information avec prudence car dans les anciens registres de la paroisse St-Sigismond, Epaune est le nom donné au village d'Epinassey. Il est tout à fait possible qu'au milieu du premier millénaire il n'y avait qu'un seul et unique village situé au abords du torrent de la Marre (St-Barthélémy) et qu'après sa destruction deux nouveaux villages naquirent.

Le cône d'alluvions, malgré les frasques du torrent permettait en outre d'être à l'abris des caprices du Rhône.

Voici la description d'Evionnaz que j'ai trouvé dans un ouvrage daté de 1812
consultable en ligne sur le site de la Bibliothèque Nationale de France:
http://gallica.bnf.fr/scripts/ConsultationTout.exe?E=0&O=N085003 tapez la page 510
Description du département du Simplon, ou de la ci-devant République du Valais.
Par Mr SCHINER, Docteur en Médecine de la Faculté de Montpellier 
Imprimé à Sion chez Antoine ADVOCAT, Imprimeur de la Préfecture du Département (1812)

". . . . mais quittant la cascade de la Pisse-vache, on gravit une colline, située au bout occidental de cette même chaussée, et on arrive au village appelé Evionnaz, après avoir dépassé le village de la Barma, dont nous aurions dû parler précédemment, mais comme il n'y a rien de particulier, je dirai seulement, qu'il peut passer pour une porte du pays, puisqu'il n'y a que le seul chemin pour y pouvoir passer entre le rocher et le Rhône, et encore ce dernier en été devient-il tellement grand, que souvent tout ce chemin se trouve inondé, aussi trouve-t'on dans les anciens actes l'expression usque ad portam Balma.
Le village d'Evionnaz est un village assez grand, situé sur la hauteur, au bout de cette grande chaussée, qui y conduit depuis Martigny; ce village est coupé en deux, ainsi que la ville de St. Maurice, par la route qui les parcourt dans toute leur longueur, et ne forme ainsi seule et principale rue; il y a quelques maisons dans ce village qui sont passables; les biens qui l'environnent sont des vergers assez garnis d'arbres fruitiers, mais l'étendu n'en est pas grande, et, à le voir, on pourrai croire le monde, qui l'habite, assez pauvre, quoique je veuille bien croire, qu'il y en a des uns et des autres.
Le dernier grand village avant d'arriver à St. Maurice, s 'appelle donc Evionnaz, puis un hameau, nommé Epaune, autrefois célèbre par un Concile, qui s'y est tenu; il était situé un peu au delà d'Evionnaz vers le couchant, et non à Epinassey, qui est un petit hameau écarté de la grande route; Epaune était à deux mille pas de Tarnale. Il fut enseveli au sixième siècle par l'éboulement du Mont Taurus . . . . "

  • L'auteur de cet ouvrage situe Epaune à l'endroit de La Preyse actuel. Ce qui est faux car La Preyse existait déjà en tant que hameau au début du 19e siècle.
  • Il parle également du Concile d'Epaune. Or les historiens situe Epaone près de Vienne en Dauphiné à l'endroit appelé aujourd'hui St Romain-d'Albon.
    ". . . . Deux années après le concile d'Agaune, Sigismond réunit les évêques de son royaume, au nombre de vingt-cinq, dans la ville d'Epaone, aujourd'hui St Romain-d'Albon, près de Vienne en Dauphiné. Les principaux prêtres y furent appelés, et les laïques furent engagés à y assister, afin, dit la convocation, "que le peuple puisse connaître ce que doivent régler les seuls évêques."
  • Autre texte
    ". . . . ALBON s'appelait autrefois EPAONE, du nom d'une divinité guerrière féminine gauloise, représentée à cheval. A l'origine, un domaine gallo-romain, la villa de Tortillanum s'étendait à l'emplacement du village de St Romain. 
    En 517, l'évêque de Vienne convoque à Epaône, un concile rassemblant tous les évêques du royaume burgonde.
  • Il est fort possible que le lien entre le concile d'Agaune et celui d'Epaune aie pu engendrer des confusions et situer le concile d'Epaune en Valais.
  • Dans un autre ouvrage que j'ai consulté, le Concile d'Epaune est situé à Nyon (VD). Il est dit: 
    Epaune est une ville sur le lac de Genève, appelée Nion, Niviorum ou Colonia Equeptris, du mot grec Ippona.
    Epaune (Nyon), aurait donc pu être touchée par l'éboulement du Tauredunum en 563 comme toutes les localités situées sur le bord du lac Léman.

Le sujet EPAUNE / EPANUM  mériterait une recherche plus approfondie 

A propos d'Evionnaz
Le toponyme à changé au fil des ans mais sa signification est restée la même. EVE qui en Celte, signifie EAU.
Il est identique à EVIAN qui s'appelait AQUIANUM vers 1150.

EVUNNA XIème s.
AQUISONIA 1100
EVIONA 1264
EVYONE 1338
EVVIA 1554
YVIAN 1654

Le nom latin est resté EVIONA
L'abbaye de Saint-Maurice, les seigneurs de Noville, de Bex et de Monthey, y eurent des droits. 
La localité avait son sautier (garde forestier). A La Balmaz, une porte fortifiée barrait la vallée. Les habitants d'Evionnaz et de Mex étaient tenus de la défendre. Elle fût incendiée en 1475 par les Hauts Valaisans et jamais reconstruite. La Balmaz avait ses Métraux. 
En 1338, Evionnaz faisait partie de la grande commune de Saint-Maurice. Par la suite, jusqu'en 1798, avec La Balmaz, elle formait une commune de la châtellenie de Saint-Maurice. Absorbée encore une fois dans la grande commune de Saint-Maurice, elle s'en sépara de nouveau en 1822.

Des mines de plomb furent exploités avant 1765 à Cocorier.
La chapelle Saint-Bernard construite en 1637 fut remplacée par l'église paroissiale en 1847 et incorporée à l'abbaye de Saint-Maurice. Le Chanoine Claude Louis GROSS (1798-1866) en fût le premier curé.
Au printemps 1800, on notera le passage de Napoléon avec son armée, en route pour l'Italie par le Mont-Joux (Grand-Saint-Bernard).

L'EPIGNAT fût longtemps habité par des familles venues de Salvan, des CLAIVAZ et des BOCHATAY.

LA BALMAZ : Le toponyme vient de Balma qui en latin et en celtique signifie "Abris sous roche"

L'écusson de la commune, adopté en 1938 représente l'onde (le Rhône) et la porte fortifiée de La Balmaz..

Source: 
- Armoirial valaisan
- Dictionnaire historique de la suisse (DHS)

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